Bonjour butterfly et bienvenue sur ce forum.
J'espère que tu y trouveras les réponses à tes questions, en premier lieu la mienne puisque je suis la première à répondre.
J'ai souhaité faire cette profession en un premier temps pour pouvoir élever mes enfants en même temps, également changer de profession car celle d'avant ne me convenait plus.
Lorsque j'ai été agréée, au début comme l'on dit "tout nouveau, tout beau" et il y avait nettement moins de psychologue et de référents pour nous aider et nous "surveiller" et au fur et à mesure que le cadre professionnel s'est structuré et bien les ennuis ont commencés, personnellement en ce qui me concerne...valse des référents, impossible de pratiquer de la manière dont on nous enseignait lors des formations, ect...
La profession est devenue difficile, voire impossible pour certaines qui se retrouve "coincées" entre une obligation de travailler, ne pas abandonner les enfants qu'elles accueillent parfois depuis longtemps, ce qui génère un stress de plus en plus important, stress qui est du surtout au manque de communication entre travailleurs sociaux dont nous faisons parties et qui est très souvent ignorés par les services.
Voilà ma propre opinion, quant à te répondre si mes enfants feraient ce métier, et bien je peux t'assurer que NON, et en majuscule, je pense même que ma profession les a fait fuir du social dans sa globalité.
C'est peut être un peu dur, mais c'est la réalité, bon nombre d'entre nous commençons le métier parceque nous voulons aider notre prochain et nous nous rendons compte que nous sommes pris dans un engrenage au détriment de notre propre famille.
C'est un métier aussi enrichissant que destructeur.
Quant à la coutume de reproduction de la profession, je pense que maintenant c'est très peu de mise, il est loin le temps ou les enfants accueillis aidaient dans les fermes et que cela faisait de la main d'oeuvre bon marché, (mais certains ne quittaient jamais la famille car ils en étaient considéré à part entière) la tradition se perd et nous n'élevons plus les enfants de la DDASS mais de l'ASE, les temps changent et pas seulement en bien, chaque époque à ses inconvénients et ses avantages, nous avons gagné un statut encore très aléatoire en échange de risques judiciaires, de troubles familiaux, etc...
Mais quoi que l'on change, quoi que l'on fasse, on aura beau changé l'étiquette, l'enfant la portera toujours...
Bon j'espère que mon post ne te paraîtra pas trop pessimiste, peut être que d'autre viendront témoigner dans l'autre sens.
Bon mémoire...