C'est vrai que c'est une situation difficile dans laquelle on a tendance à culpabiliser, même si l'on n'est pas en tort. Les services doivent comprendre que, devant des cas trop difficiles, on n'est pas surhumains et qu'un peu de relais est bienvenu.
Pour avoir vécu le cas d'un départ demandé par nous, d'une petite fille que nous avions accueilli de l'age de 3 ans à 11 ans, je rejoins l'idée de Fossette. Nous avons demandé de pouvoir continuer de la voir en relais, car c'était sa demande aussi. Pourquoi couper le lien affectif qui existe ? la psychologue nous a soutenue parfois contre tout le monde. Et puis, petit à petit, les choses peuvent évoluer et le lien va rester ou se défaire, mais il est important que ce travail puisse se faire entre l'assistante familiale et l'enfant. En ce qui me concerne, à 19, elle revient souvent vers nous quand elle a des soucis. Alors qu'il y a eu des coupures longues de parfois plus d'une année, où j'avais plutôt du chagrin de cette histoire.
Il faut laisser faire le temps, mais il est inutile de tout casser ce qui s'est construit dans ces quelques années, la séparation peut être relativement sereine si elle n'est pas totale.
Savoir que l'autre pense à soi, rien que ça, même si on ne se voit pas, c'est très important. J'ai aussi connu une séparation où l'on n'a pas voulu me dire où était l'enfant. J'en ai réellement beaucoup souffert. Quand j'ai trouvé la famille d'accueil dans laquelle il était, que nous avons pu échanger, parler de l'enfant, s'envoyer des photos, et bien même sans se voir, cela m'a fait un plaisir énorme, m'a guéri. La famille d'accueil était aussi très contente de retrouver son histoire et des photos.
Tu vois, ta maman peut essayer ces pistes là. Bon courage à tes parents.