Auteur Sujet: aux éducateurs et assistants sociaux  (Lu 2136 fois)

Hors ligne mirabelle

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aux éducateurs et assistants sociaux
« le: 21 novembre 2008 à 16:53:29 »
bonjour à vous,

j'aimerai vous poser une question :

pourquoi ,lorsque vous voyez une famille d'accueil "s'attacher trop" ,selon vos critères, à un enfant confié vous laissez aller la situation jusqu'à un point de non-retour??? Ne serait-il pas plus humain de prévenir la famille d'accueil, de la soutenir, de l'orienter par des visites plus soutenues, par une inscription à une formation sur l'attachement et le détachement, par un suivi du psy du service plutôt que de laisser faire et ensuite créer un traumatisme à cette famille et à l'enfant en le soustrayant à cette famille brutalement comme vous le faites si souvent??? Pourquoi tant d'inhumanité au sein d'un service "d'aide sociale"??? J'avoue que je ne comprends pas!!! Ces façons de faire me dépassent!! Vous arrivez à nous dégoûter d'une profession que nous pratiquons avec notre coeur et nos tripes!!!



Avez-vous une réponse ???
Mirabelle

Stéphane

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Re : aux éducateurs et assistants sociaux
« Réponse #1 le: 21 novembre 2008 à 19:36:48 »
Bonsoir Mirabelle,

est-ce une généralité ou une expérience particulière ?
Soustraire un enfant parce qu'il y a trop d'attachement n'est t-il pas contradictoire ? l'attachement est inhérent à votre fonction et souhaitable, je ne vois pas là ce qu'il y a de condamnable!

Peut être faut il distinguer l'attachement de la dépendance ? Lorsque la force des liens empêche de grandir ?



Hors ligne mirabelle

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Re : aux éducateurs et assistants sociaux
« Réponse #2 le: 21 novembre 2008 à 20:18:34 »
bonjour stéphane,

je savais bien que tu me répondrais :wink:

j'ai remarqué que ce motif revenait de plus en plus souvent, comme un pretexte, une collègue vient de le subir, dans ce cas précis, pretexte deguisé, mais motif invoqué. Ce qui est grave c'est que l'enfant est retiré sans préparation, la famille d'accueil est effondrée, un parent même pas mis au courant.

Mais même si c'était vrai, si le motif que tu donnes est réel (un ex) trouves-tu normale cette façon de faire ???  Ne penses-tu pas qu'il faille aider la famille et l'enfant à vivre leur attachement autrement plutôt que la séparation brutale???
« Modifié: 22 novembre 2008 à 08:40:55 par mirabelle »
Mirabelle

ibis

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Re : aux éducateurs et assistants sociaux
« Réponse #3 le: 22 novembre 2008 à 08:39:29 »
Oui, cela relève d'avantage de l'enlèvement d'enfant que d'un travail de travailleur social.
Il est vrai, bon nombre de collègue vive ce traumatisme, et quant à l'enfant, n'en parlons même pas... personnellement, pour moi cela correspond à de la maltraitance...
Qui ne se souvient pas de l'histoire du petit Tom?
Cruelle expérience pour les deux, cet enfant n'est même pas rentré chez son AF et lorsque l'AF est allée le chercher à l'école à 16h30, on lui a dit que les services sociaux étaient venus le chercher....
Sans commentaires n'est ce pas....et pourtant même les textes vont dans le sens du retrait en cas de trop d'affectif. Alors! faut-il s'attacher à l'enfant et que l'enfant s'attache à nous pour qu'il puisse se contruire?
Ou bien faut-il doser l'attachement et comment alors quantifier l'affectif?
C'est une question que je pose à tous les TS?

En tout cas mirabelle à raison, même s'il doit y avoir retrait, l'affectif n'est pas un cas de mise en danger de l'enfant, alors il faudrait peut être réfléchir à ce que l'AF désormais est partie prenante dans le projet de l'enfant.
Et même s'il doit y avoir retrait de l'enfant, cela peut se préparer... Lorsque nous avons des accueils difficiles et que bien souvent nous frôlons la catastrophe avec des ados, (et parfois même, les catastrophes arrivent)et pourtant les services ne se gênent pas pour nous les laisser le temps de trouver un autre accueil et cela peut mettre plusieurs semaines!!!
Si vous saviez le nombre de témoignage que je connais et que je ne peux malheureusement pas ici divulguer au risque de faire reconnaître les AF qui pourraient ensuite en pâtir...

Etes vous sûrs Mesdames et Messieurs du Social, d'être à la hauteur lorsque vous intervenez de la sorte, et pouvez vous dormir sur vos deux oreilles le soir venu??? Et lorsque vient le matin, que vous renvoie votre image dans votre miroir???

hermes

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Re : aux éducateurs et assistants sociaux
« Réponse #4 le: 22 novembre 2008 à 15:00:24 »
je ne veux pas prendre position pour qui que se soit, mais qu'entendons nous par " attachement " ?
Pensez vous pas que certains AF tombent dans la substitution et ne mettent pas en pratique " le maintien des liens familiaux quand ceux ci sont necessaires pour l'enfant" ,ce qui est contraire à notre profession.
Moi, je me suis toujours attaché aux enfants en leur donnant de l'amour et en les aidants le mieux possible, mais j'ai toujours respecté leurs parents et toujours fait en sorte que les liens le soient également.
Je connais beaucoup de situation où les AF se font appeler Maman et Papa et dénigrent les parents naturels. Croyez vous que c'est aider l'enfant?
D'accord, il y a des méthode plus souples pour retirer ses enfants aux AF incompétents. Oui, Ibis cela ne devrait pas se passer comme ça.

Stéphane

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Re : aux éducateurs et assistants sociaux
« Réponse #5 le: 22 novembre 2008 à 16:26:20 »
en fait ce serait un peu comme si l'enfant ne pouvait s'attacher à plusieurs personnes ? comme si s'attachant à sa famille d'accueil ce lien annulait ou concurrençait le lien familial ?
Ne peut on pas envisager qu'il puisse créer des liens différents, s'attacher à plusieurs personnes ? s'adosser à plusieurs tuteurs ? Les liens d'attachement ne doivent pas s'annuler l'un l'autre mais plutôt s'articuler, s'enchevêtrer afin que la corde affective soit plus grosse et plus solide.

Parfois le lien familial est toxique, destructeur, le maintien du lien doit alors se poser.

Une attitude me paraît aussi dommageable, c'est celle qui consiste à dire aux ASS FAM à l'arrivée de l'enfant : "on prépare son retour". On fait ainsi obstacle au lien et c'est, à mon sens, plus grave...

Voilà, si vous acceptez le regard d'un TS de base qui ne connaît pas grand chose à votre réalité... :wink:

ibis

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Re : aux éducateurs et assistants sociaux
« Réponse #6 le: 22 novembre 2008 à 20:28:20 »
Pour moi, il n'y a jamais assez ou trop d'affection à donner à un enfant, et puis si je me suis lancée dans cette profession, c'est pour aimer ces enfants tout en respectant leurs parents. Mais la question n'est pas là, mirabelle était choquée et il y a de quoi, sur la manière que cela c'est passé. C'est tout bonnement un enlèvement. Or, les textes prévoient que l'on retire les enfants sans concertation avec l'AF lorsqu'il y a mise en danger de l'enfant. Lorsqu'il y a trop d'affection, on ne peut pas appeler ça une mise en danger.
Alors si l'on doit déplacer l'enfant, cela doit se faire en concertation avec l'AF et préparer ce départ. Mais ne pas faire subir à l'enfant et sa famille d'accueil un traumatisme de la sorte.
Nous ne sommes ni l'un ni l'autre des pions sur des échiquiers!

Hors ligne mirabelle

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Re : aux éducateurs et assistants sociaux
« Réponse #7 le: 22 novembre 2008 à 20:41:59 »
bonjour

exactement ibis,tu as bien  compris

hermès,

l'attachement que nous pouvons avoir envers l'enfant accueilli,qui le quantifie ???et sur quelles bases??? sur le ressnti personnel du ref ??mais d'un ref à l'autre, se sera perçu différemment alors que fait-on ???   d'entrée on se blinde contre les sentiments ??  Non c'est impossible ou alors il vaut mieux arrêter et laisser les enfants en foyer!!!
Mirabelle

Hors ligne tatie

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Re : aux éducateurs et assistants sociaux
« Réponse #8 le: 23 novembre 2008 à 00:01:02 »
A qui doit on s'intéresser: au bien être du parent ou à la reconstruction de l'enfant? Si sa reconstruction peut passer par un attachement à sa famille d'accueil, alors ou est le mal? L'enfant sait très bien qui sont ses parents "narurels", "on" (AF, réf.,Psy.....) lui répète constamment. Même bébé il fait la différence. Si la famille d'accueil respecte les parents naturels, je ne vois pas où est le problème? Qui est capable de vivre au quotidien avec des enfants sans s'y attacher? Arrêtons de trouver de fausses excuses , si le réf. a quelque chose a reprocher à l'AF qu'il le fasse mais qu'il ne se retranche pas derrière cette excuse!
Et puis on a bon dos nous les AF quand un lien avec la famille naturel a du mal à se créer ou recréer alors c'est forcément de notre faute mais surtout pas au vécu de ces familles et au troubles engendrés par la séparation! Mais c'est pas grave on re sépare l'enfant avec sa famille d'accueil pour en trouver une meilleure! Et l'enfant dans tout ça???????????
tatie

hermes

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Re : aux éducateurs et assistants sociaux
« Réponse #9 le: 23 novembre 2008 à 16:11:15 »
Oui, je suis d'accord avec vous tous. Il m'est arrivé d'avoir des placements de plus de 10 ans, où il y avait de l'attachement, de l'affection, de l'amour, où les relations avec les familles naturelles se passaient tres bien. Le jours des départs, congratulations, embrassades avec les enfants, remises des albums photos etc,etc....et bien depuis, je n'ai jamais plus eu de nouvelles des enfants. Alors, vous voyez, maintenant, je relativise et je fais mon travail. Je fais en sorte de maintenir les liens quand ils sont necessaires et je vous promet que je n'eprouve plus de peine quand ils me quittent, au contraire, je me dit que j'ai fait ce que j'avais a faire, le mieux possible, et je repart sur une autre histoire.

ibis

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Re : aux éducateurs et assistants sociaux
« Réponse #10 le: 23 novembre 2008 à 16:25:29 »
Pour répondre à hermes,

Je peux comprendre cette distance que les enfants et les parents mettent entre nous après un accueil même de longue durée. En effet, nous ne devons rien attendre en retour de la part des enfants et des parents, nous faisons notre travail, c'est tout. L'affectif doit intervenir pendant notre travail, et si par la suite nous n'avons plus de nouvelles et bien c'est que peut être la transition de cette vie n'a pas forcément envie de ressurgir des années plus tard!
C'est peut être douloureux pour nous, nous prenons peut être cela pour de la non reconnaissance mais ces enfants et ces parents, n'ont peut être tout bonnement pas envie de se souvenir de ce passage de leur existence et le fait de revenir vers nous, leur rappellerai peut être trop.

Hors ligne mirabelle

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Re : aux éducateurs et assistants sociaux
« Réponse #11 le: 23 novembre 2008 à 17:11:00 »
bonjour,

je suis d'accord avec ibis, et puis si nous n'avons plus de nouvelles c'est sans doute que le retour c'est bien passé et que cette famille n'a plus besoin de nous ce qui est bon signe, sinon nous en entendrions parler

bises
Mirabelle

hermes

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Re : aux éducateurs et assistants sociaux
« Réponse #12 le: 23 novembre 2008 à 18:31:39 »
Tout à fait d'accord, nous ne sommes qu'un plus où moins bref passage dans leur existance. Ce que je voulais dire, c'est que l'on peut apporter de l'amour, du soutien et de l'aide, mais que l'attachement devient pour moi trés relatif.
Expliquez moi, ce que vous appelez " aimer un enfant", les aimez vous comme vos propres enfants?
Moi l'amour, que je peux avoir avec eux, est proche de l'amour que j'ai envers mes neveux et nieces, mais pas de mes enfants.
si vous ressentez le meme amour que pour vos enfants....vous tombez peut etre dans la substitution. A méditer

Hors ligne mirabelle

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Re : aux éducateurs et assistants sociaux
« Réponse #13 le: 23 novembre 2008 à 20:47:32 »
bonjour,


les aimer comme nos propres enfants, je ne pense pas que cela soit possible, perso je ne les ai pas "portés", mais je ne me pose même pas cette question, je les aime c'est tout, et s'ils repartent dans leur famille c'est que mon boulot a été bien fait, mais cela n'empêche pas l'amour ou l'affection,  selon le nom que l'on donne à ce sentiment.

bises
Mirabelle

ibis

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Re : aux éducateurs et assistants sociaux
« Réponse #14 le: 24 novembre 2008 à 10:20:36 »
Oui tout dépend le sens que l'on donne à ce sentiment comme le dit si bien mirabelle. Et c'est vrai qu'un enfant qui repart chez ses parents et quand tout ce passe bien, c'est une réussite professionnelle dans tous les sens du terme, tant au niveau des éducs que des AF et des parents.

Et là, je pense que nous sommes vraiment heureux pour cet enfant.

Seulement, où là, ça ne vas plus, c'est quand l'enfant part sur décision de justice et que l'on sait très bien que ce retour est voué à l'échec et que quelques mois après on voit cet enfant avec une autre AF parceque le retour chez les parents était prématuré, et qu'on l'avait pourtant dit et que personne ne nous a entendu et écouté (ou qu'on a pas voulu parceque ça en faisait un de moins à l'ASE, et oui! ça existe aussi).

Alors là, nous sommes très malheureuses.

Et pourtant il n'y a aucun rapport avec l'amour que nous portons à nos enfants. Comme quoi, l'amour n'est pas quantifiable et l'on peut aimer un enfant sans qu'il sorte de notre ventre!

Hors ligne mirabelle

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Re : aux éducateurs et assistants sociaux
« Réponse #15 le: 24 novembre 2008 à 22:28:12 »
bnjour,

tout à fait ibis, l'amour ne se commande pas d'une part, alors le quantifier c'est mission impossible.

bises
Mirabelle

bizouille

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Re : Re : aux éducateurs et assistants sociaux
« Réponse #16 le: 11 décembre 2008 à 12:40:31 »
Oui, cela relève d'avantage de l'enlèvement d'enfant que d'un travail de travailleur social.
Il est vrai, bon nombre de collègue vive ce traumatisme, et quant à l'enfant, n'en parlons même pas... personnellement, pour moi cela correspond à de la maltraitance...
Qui ne se souvient pas de l'histoire du petit Tom?
Cruelle expérience pour les deux, cet enfant n'est même pas rentré chez son AF et lorsque l'AF est allée le chercher à l'école à 16h30, on lui a dit que les services sociaux étaient venus le chercher....

Cela nous ramène à une question : FAIT ON VRAIMENT PARTIE D'UNE EQUIPE LORSQU'ON LIT CECI ???????????????????????

Sans commentaires n'est ce pas....et pourtant même les textes vont dans le sens du retrait en cas de trop d'affectif. Alors! faut-il s'attacher à l'enfant et que l'enfant s'attache à nous pour qu'il puisse se contruire?
Ou bien faut-il doser l'attachement et comment alors quantifier l'affectif?

Comment quantifier l'affectif, on ne peut les aimer comme nos enfants car ce ne sont les notres, il faut prendre du recul mais comment prendre du recul quand on vit avec une personne ??? Y a pas de mode d'mploi pour l'amour

C'est une question que je pose à tous les TS?

En tout cas mirabelle à raison, même s'il doit y avoir retrait, l'affectif n'est pas un cas de mise en danger de l'enfant, alors il faudrait peut être réfléchir à ce que l'AF désormais est partie prenante dans le projet de l'enfant.
Et même s'il doit y avoir retrait de l'enfant, cela peut se préparer... Lorsque nous avons des accueils difficiles et que bien souvent nous frôlons la catastrophe avec des ados, (et parfois même, les catastrophes arrivent)et pourtant les services ne se gênent pas pour nous les laisser le temps de trouver un autre accueil et cela peut mettre plusieurs semaines!!!
Si vous saviez le nombre de témoignage que je connais et que je ne peux malheureusement pas ici divulguer au risque de faire reconnaître les AF qui pourraient ensuite en pâtir...

Etes vous sûrs Mesdames et Messieurs du Social, d'être à la hauteur lorsque vous intervenez de la sorte, et pouvez vous dormir sur vos deux oreilles le soir venu??? Et lorsque vient le matin, que vous renvoie votre image dans votre miroir???


Hors ligne Bibi 22

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Re : aux éducateurs et assistants sociaux
« Réponse #17 le: 04 décembre 2010 à 21:33:29 »
Je reprends ces posts qui datent de pile deux ans, et que j'ai lus avec beaucoup d'attention. Je suis pile poil d'accord, bien évidemment un enfant ne doit pas être arraché à sa F.A pour cause de trop d'attachement cependant, cependant, que pensez-vous de ces exemples :

Un enfant en F.A depuis mettons ses deux ans, l'enfant a 6 ans, il devient pupille et donc adoptable. La F.A ne souhaite pas l'adopter, cependant, cependant elle "l'aime trop pour le laisser partir", clairement : elle condamne cet enfant à rester PUPILLE à vie si le Conseil de Famille vu "les liens qui unissent l'enfant à sa F.A" ne fait pas de projet d'adoption pour l'enfant. Au mieux l'enfant sera accompagné par cette famille jusqu'à sa majorité, au mieux il sera reçu après pour des fêtes, des Noels, au mieux il y aura des échanges téléphoniques. Mais pensez-vous réellement que cette affection  sincère (n'en doutons pas) remplace l'amour de parents qui s'engagent à vie avec un enfant, lui donne leur nom, leur amour inconditionnel et qui, même si les choses dérapent et deviennent difficiles, restent responsables et parents à vie de cet enfant. Jamais la question d'héritage n'est évoquée, quelle famille d'accueil fait de l'enfant accueil le légataire de ses biens ???? même quand on l'aime "comme le sien" ? Quelle F.A s'engage financièrement, hypothèque sa maison parce qu'un enfant accueilli se met à son compte et a besoin de "garant" ?????
Et que pensez-vous de ce T.S qui connait l'enfant (les enfants) depuis leur naissance et donc qui a connu la mère et qui ne peut imaginer une adoption pour lui parce que justement c'est inimaginable parce que trop impliqué, trop "mal loyal" ????
Ne croyez-vous pas que dans ce genre de situation un enfant qui devient pupille et sa F.A devraient immédiatement être pris en charge par un intervenant extérieur à l'histoire familiale qui aiderait et l'enfant et la F.A à cheminer vers une adoption et à voir en toute lucidité et dans l'intérêt exclusif de l'enfant si le projet est r"éalisable ou pas ?
Aimer un enfant n'est-ce pas aussi savoir le laisser partir ?
 

En ligne anthu

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Re : aux éducateurs et assistants sociaux
« Réponse #18 le: 05 décembre 2010 à 09:56:07 »
je suis bien d'accord avec toi bibi,
en ce qui me concerne, meme si je suis encore jeune pour avoir des enfants ou meme en adopter, meme si j'aimerai rammené tous les enfants de haiti qui meurent de faim,
jamais je ne pourrais adopter un enfant que j'accueille, jamais je n'accepterai de m'endetté pour payer les études de cet enfant alors que je le ferais pour mes enfants, jamais je n'accepterai de me priver pour lui payer permis de conduire ou dernière console de jeux, alors que je le fais pour mes enfants....
faut etre honnète et clair
dans mon métier, j'aime beaucoup les jeunes que j'accueille, mais j'aime les voir partir aussi ; et ça m'empèche pas de faire du bon boulot.
je pense que lorsqu'un enfant devient pupille et est adoptable, il devrait etre accompagné pour l'adoption par quelqu'un de formé qui ne le connait ni d'eve ni d'adam, et non pas de la famille d'accueil ou le ts qui l'a suivi depuis ces premiers jours;
       ANTHU

Hors ligne Bibi 22

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Re : aux éducateurs et assistants sociaux
« Réponse #19 le: 05 décembre 2010 à 10:26:09 »
Hé bien Anthu ca me fait plaisir de te lire, je trouve que dans ce métier il y a certes de la sincérité mais aussi une belle part d'hypocrisie qui me dérange fort.
Soyons honnête, même si on les aime le tem:ps de leur accompagnement, si on les revoit après, ils n'en sont pas pour autant NOS ENFANTS et ne le seront jamais.
On ne fera JAMAIS la même chose pour eux que pour les notres, tu as raison, s'endetter, se porter caution, vendre un terrain pour injecter l'argent dans le société de son fils etc..... des exemples j'en aurais à la pelle.

Et pourtant je ne me sens pas exceptionnelle ni coeur de pierre, j'ai fait beaucoup de bénévolat, acccueillit des enfants l'été, les we, les vacances..............

Par contre quand un enfant devient pupille, oui, il faut qu'il soit suivi par quelqu'un de nouveau dans la situation, mais on ne peut pas l'arracher à sa F.A en attendant sa préparation à l'adoption et de lui trouver des parents, seulement ce projet doit être accompagné par une personne "neutre" mais qui croit à l'adoption  :wink:

J'irai même encore plus loin, quand ma fille ainée était mariée on "adorait" notre gendre qui nous le rendait bien, il était sympa, intelligent, drole, il disait toujours quand je vais chez les parents d'Elo j'ai l'impression d'aller chez des amis !!!! Le jour où ils se sont séparés, on ne l'a jamais revu, on n'a pas cherché à savoir qui avait tort ou pas tort, on n'a pas posé de question, c'est notre fille qu'on a entourée et soutenue point final, et là aussi quand j'entends des gens dire ho ma belle-fille, mon gendre je les aime comme les miens, NON c'est faux, on les aime quand ils rendent nos enfants heureux et que tout va bien.... dès qu'il y a souci ce sont les nôtres qu'on aime et c'est humain  :wink: